Autograf: Universitätsbibliothek Kassel – Landesbibliothek und Murhardsche Bibliothek der Stadt Kassel (D-Kl), Sign. 4° Ms. Hass. 287
A Monsieur le Docteur
Louis Spohr.
Maître de Chapelle de
D. A. R. L’Electeur de Hesse.
à Hesse-Cassel1
Paris ce 11 Mai 1852.
Mon cher Maître,
Pardonnez-moi si je ne me suis pas2 appellé un fois plutôt à votre souvenir et si je ne suis pas venu vous fêter ainsi que je le fais tous les ans au jour de votre naissance. – C’est en même temps pour moi et un devoir et un bonheur, et il fallut que je fusse riellement empêché pour arriver si tard. Depuis quatre semaines environ, j’ai reçu à la tête un coup si violent que la moindre apparence d’afflication m’étourdissait et me faisait horriblement souffrir: – Ecrire deux lignes m’étais defendu expressément de par Esculape et voilà la raison qui m’a empêché de vous redire cette fois combien je vous suis reconnaissante de toutes vos bontés et qu’il m’ait impossible de jamais là oublier fut-ce une minute. –
Quoique loin de Cassel, j’ai été avec nous tout l’hiver, car était chef d’orchestre du Cercle Musical et littéraire de Paris,3 J’ai fait dire votre Notturno pour instruments à vente. Mon orchestre l’a executé avec beaucoup de zèle, d’application, et le public l’a acceuilli avec enthousiasme. Les parties principales étaient remplies par des jeunes gens tous prix du Conservatoire de Paris et qui jouaient avec un fini et un goûte parfait.4 – Nous en lisons le compte-rendu que je joins à ma lettre: cela vous prouve sinon le talente musical, du moins la bonne volonté de journaliste et le plaisir qu’il a éprouvé à entendre. S’il fallait que je vous envoie ventes les feuilles qui ont parli de vous cet hiver, vous auriez un volume: – votre science de Chant entr’autres, a fait un immense effet. Dite par votre très-humble élève. – Bref, je termine en vous suppliant de ne jamais5 concevoir, quoi qu’il arrive, une mauvaise opinion de moi. –
Je vous dois trop et mon off[rande] pour vous est trop vrai et trop sincère pour que l’ingratitude trouve jamais une place dont mon coeur. – Adieu, cher maître, ma femme vous embrasse effectement vous et Madame à laquelle je présente ma hommage de je me dis votre respectueux et dévoué élève
A. Malibran
6, Cité Rodier, Paris.
Soyez assez bon pour nous rappeler un souvenir de quelques-uns de nos amis comment et en particulier de Mdlle Carolin Pfeiffer et de Mr et Mad. Hoppfe
| Autor(en): |
Malibran, Alexandre |
| Adressat(en): |
Spohr, Louis |
| Erwähnte Personen: |
Hopffe, Friedrich Heinrich Hopffe, Henriette Pfeiffer, Caroline |
| Erwähnte Kompositionen: |
Spohr, Louis : Notturnos, op. 34 |
| Erwähnte Orte: |
Paris |
| Erwähnte Institutionen: |
Cercle musical et littéraire <Paris> |
| Zitierlink: | https://www.spohr-briefe.de/briefe-einzelansicht?m=1852051140 |
Der letzte erhaltene Brief dieser Korrespondenz ist Malibran an Spohr, 14.04.1851.
[1] Auf dem Adressefeld befindet sich rechts unten der Poststempel „PARIS / 11 / MAI / 52 / (30)“, oben in der Mitte „[???] FRANKREICH“. Auf der Rückseite des zusammengefalteten Briefumschlags befindet sich der Stempel „D.2 / 14/5“
[2] „pas“ über der Zeile eingefügt.
[3] Hier zwei Wörter gestrichen.
[4] Zur Besetzung vgl. „Cercle musical et littéraire“, in: Sémaine (1852), S. 160.
[5] Hier ein Wort gestrichen.
Kommentar und Verschlagwortung, soweit in den Anmerkungen nicht anders angegeben: Karl Traugott Goldbach (04.12.2025).