Autograf: Universitätsbibliothek Kassel – Landesbibliothek und Murhardsche Bibliothek der Stadt Kassel (D-Kl), Sign. 4° Ms. Hass. 287
Lyon ce 8 Novembre 1850.
Mon cher Maître,
J’allais mettre la main à la plume pour vous envoyer un article sur vous1 que je viens de faire insérer dans le journal de Lyon2 lorsque j’ai reçu des nouvelles de Cassel par Madame Hopffe. Elle m’apprend qu’il y a dans votre chapelle plusieurs vacances de Violon pour l’instante, est à cet égard je viens vous adresser une de demande. – Vous savez, Maître, combien, j’aime mon art, cas c’est à lui que j’ai voué ma vie, tout entière et je n’ignore pas3 qu’il me faut4 travailler beaucoup encore pour réussir autant que je le désire. – Cassel est une ville essentiellement musicale, le débutant s’y encourage et s’y réchauffe aux rayons de votre sublime génie; vous êtes pour lui un magnifique modèle à suivre, une lumière qui l’empêche de s’égarer dans le dédale de la science; mais comment faire pour aller terminer dans votre ville les études qui me restent à faire? Vous seule, Maître, pouvez m’aider en m’accordant une prise dans votre orchestre, soit comme violon, soit comme alto, peu n’importe, pourvu que j’obtienne une situation qui me mettre à même de vivre tranquille – a de travailler en paix et sans inquitude pour mon existence matérielle. –
Si vous faites cela, vous avez mis le comble à vos bontés pour moi et vous le savez j’en ai la forme confiance, vous savez que ce n’est-pas seme. Dans une terre ingrate. – Soyez assez bon pour me faire réponse aussitôt que possible afin que mes affaires n’aient pas à souffrir de l’indécision qui est de tous les maux le pire.
Je joins mon article à ma lettre, il vous prouvera, si vous ne le savez déjà, combien j’aime et vénère mon maître et combien je pense sans cette à lui. –
Ma femme embrasse cordialement Madame Spohr, je dépose à ses pieds mes respecteux hommages et je vous offre, Maître, les sentimens de reconnaissance et de dévouement de votre très-humble élève
A. Malibran
Nous avons prié Madame Hopffe de vous communiquer une recette contre le Choléra, c’est une recette qui m’a préservé à Paris quand il mourait 1200 personnes par jour; tout ceux qui l’employaient exactement était préservé.
Voici mon adresse car je vais quitter Lyon:
A. Malibran, chez Mr Perret
professeur de musique rue
de Paris, No 22
A Moulins-sur-Allier.
faire suivre en cas de départ.
| Autor(en): |
Malibran, Alexandre |
| Adressat(en): |
Spohr, Louis |
| Erwähnte Personen: |
Hopffe, Henriette |
| Erwähnte Kompositionen: | |
| Erwähnte Orte: | |
| Erwähnte Institutionen: | |
| Zitierlink: | www.spohr-briefe.de/briefe-einzelansicht?m=1850110840 bitlx |
Der letzte erhaltene Brief dieser Korrespondenz ist Malibran an Spohr, 02.04.1850. Spohr beantwortete diesen Brief am 13.11.1850.
[1] „des vous“ über der Zeile eingefügt.
[2] Noch nicht ermittelt.
[3] „pas“ über der Zeile eingefügt.
[4] Hier gestrichen: „me“.
Kommentar und Verschlagwortung, soweit in den Anmerkungen nicht anders angegeben: Karl Traugott Goldbach (01.12.2025).