Autograf: Universitätsbibliothek Kassel – Landesbibliothek und Murhardsche Bibliothek der Stadt Kassel (D-Kl), Sign. 4° Ms. Hass. 287
Inhaltsangabe: Alexander Malibran, Louis Spohr. Sein Leben und Wirken, Frankfurt am Main 1860, S. 213
Deutschland.
An Herrn Doctor Spohr,
Hofkapellmeister.
in Cassel
frey
Hessen1
Strasbourg ce 26 Mars 1849
Cette lettre est en retard de trois jours par la maladresse de Mo de gravures qui a oublié de l’emballer avec les deux sujets et qui l’a laissé sur sa table.2
Maître,
Nous avons passé par une succession d’événemens si imprévus, di fatale depuis notre départ de Cassel, que nous n’aurions pas pu vous donner des nos nouvelles sans vous attrister en vous répétant dans sans cesse la même thême avec de nombreuses variantes: ce thême était: Le malheur3 semble prendre a tâche de nous poursuivre!! –
En effet, la politique avait tué la musique, et l’on ne s’occupait plus du tout de celle-ci. – Que deventait dès lors le musicien? – la misère s’attachait à ses trousses, elle le poursuivait de ville en ville; on ne le connaissait plus, on le seniait presque. – Aujourd’huy que la tempête commence à s’appaiser, ma position se dessine déjà plus nettement, et nous avons enfin trouvé dans cette ville une place où reposer la tête. – Je viens d’y créér une société Musicale donc je suis chef d’orchestre. –
En votre honneur je l’ai baptisée Société de St Cecile; car votre souvenir ne nous quitté pas; c’est lui qui soutients, qui nous fortifie: partout où je vais, j’apprends à tous à connaître, à vénérer votre grand nom d’artiste, et déjà par ma bouche; les amateurs viennent vous prier aujourd’huy de voulouir bien accepter le titre de président honoraire de notre société.4 – Ce sera pour5 moi une faveur insigne, une sorte de Palladium qui nous grandira dans l’avenir. –
Un jour aussi, vous viendrez en milieu de nous, nous apprendre, nous faire dire uns de ces magnifiques œvres devant lesquelles s’incline le monde musicale: et ce jour-là, Strasbourg sera fier et orguilleux de vous posséder, votre nom sera porté en triomphe dans toutes les bouches, dans tous le cœurs; et on ne pourra jamais l’oublier.
Ah! Maître, vous n’avez pas dû un instant me faire6 la cruelle injure de penser que votre souvenir d’éloignais de moi: Non! – car de loin comme de près, je suis toujours avec nous. – Ah! comment pourrait-il en être autrement? Ne m’avez-vous pas donné le pain de la science? Ne n’avez-vous pas ensigné avec une patiences et une persévérance inouies le plus beau de tous les Arts; ne m’avez-vous pas pris et gardé avec vous pendant trois années avec une fraternelle sollitude? et je pourrais oublier tout cela! –
Non, je vous aime, et je vous aimerai toujours comme un second père.
Les deux gravures (quinte-et-quatorze7: Capot8) que je vous envie avec cette lettre; ont obtenu en France un immense succès c’est bien peu de chose, c’est surtour loin de ce que je voudrais pouvoir vous offrir; mais, des temps meilleurs s’annoncent, et j’attends une autre fois. J’avais demandé un Faust, en ne le possède pas à Strasbourg, et il m’aurait fallu laisser passer l’anniversaire de votre naissance sans être dûr de l’obtenir; car9 il est très rare, m’a-t-on dit, même Paris.
Pour célébrer votre jour de naissance, nous faisons une soirée [des] quatuors dans laquelle figuera votre œuvre 132 que vous m’avez donée il y a deux ans vacances et que j’ai beaucoup [a]udiées. Ce sera pour mes amis et pour moi une petite joie dans laquelle nous nous unisons à vous par la pensée. Le bon Mr Rollé est toujours des notres, et nous parlons souvent de vous avec lui.
Adieu, Maître, je ne vous pas vous faire perdre plus longtemps à me lire; des instans qui sont précieux agréez, pour vous et pour Madame Spohr, notre souvenir, les vœux sinceres que nous faisons pour vous et l’assurance de l’éternelle gratitude de votre dévoué élève
A. Malibran
15, Place d’Etienne
Serez-vous assez bon pour présenter nos complimens à Mlle Pfeiffer, et personnes de ce petits cercle qui pendant notre séjour à Cassel, nous a admis au milieu de lui avec une bienveillance si hospitalité: j’attends avec bonheur quelques mots de votre main en allemand, car je suis le lire.
Veuillez en même temps me dire où je puis me procurer les morceaux d’harmonie composés par vous dans le temps pour une musique militaire hollandaise.10
| Autor(en): |
Malibran, Alexandre |
| Adressat(en): |
Spohr, Louis |
| Erwähnte Personen: |
Rollé, Friedrich |
| Erwähnte Kompositionen: |
Spohr, Louis : Faust Spohr, Louis : Notturnos, op. 34 |
| Erwähnte Orte: |
Straßburg |
| Erwähnte Institutionen: |
Société de St Cecile <Straßburg> |
| Zitierlink: | https://www.spohr-briefe.de/briefe-einzelansicht?m=1849032640 |
Der letzte erhaltene Brief dieser Korrespondenz ist Malibran an Spohr, 19.01.1847. Spohr beantwortete diesen Brief am 07.04.1849.
[1] Hier gestrichen: „pren“.
[2] Vgl. Alexander Malibran, Louis Spohr. Sein Leben und Wirken, Frankfurt am Main 1860, S. 213.
[3] Hier gestrichen: „no“.
[4] „me faire“ über der Zeile eingefügt.
[5] Alphonse Farcy, Quinte et quatorze à Louis Napoléon Bonaparte.
[6] Ders., Capot! ou les adieux au pouvoir.
[7] Hier gestrichen: „all“.
[8] Auf Spohrs 1815 für das Hautboisten-Corps in Sondershausen geschriebene Notturno scheint diese Beschreibung nicht zu passen.
Kommentar und Verschlagwortung, soweit in den Anmerkungen nicht anders angegeben: Karl Traugott Goldbach (18.03.2024).